J’adresse ce texte à mon corps que j’ai si mal traité. Ce corps qui m’appartient et auquel j’ai si mal parlé.
La vérité est telle que j’ai toujours eu dû mal à me sentir bien dans ma peau. A 7 ans, je pensais déjà à faire un régime et à m’affamer afin de pouvoir profiter du goûter.
La vérité est telle que j’ai suis tombé dans l’anorexie à l’âge de 16 ans ; ce si bel âge où on est harcelé par les diktats de beauté.
La société nous crève les yeux à coup d’affiches et de spots publicitaires avec des filles aux courbes parfaites.
Elle nous vend des magazines qui nous vante le dernier régime à la mode pour être au top cet été. Elle nous vend du coca light, des gâteaux sans sucres, des comprimés magiques.
J’ai cru que maigrir me rendrait heureuse. J’ai cru qu’avoir des abdos comme ces fitgirls d’Instagram me ferait sentir mieux dans mon corps. J’ai cru que passer des coups de Cellublue sur ma cellulite me permettrait de mieux m’accepter.
Je me disais « quand j’aurais perdu 2 kilos, je serais enfin heureuse ». C’est faux. On est jamais satisfait, on veut toujours plus, toujours mieux. 2 kilos puis 3, 5, 10.
Je suis tombée dans les excès, j’ai fait des diètes restrictives, je me suis retrouvée à faire des crises de boulimie cachées sous le joli nom de « cheat meal ».
Cette société est pourrie.
Je suis si désolée d’avoir fait endurer tous ces moments de souffrance à mon corps uniquement dans le but de rentrer dans les cases que l’on essaye de nous imposer.
Plutôt que de voir que mes jambes étaient capables de marcher, courir, me soutenir, j’ai préféré porter toute mon attention sur ce phénomène naturel mais qualifié de disgracieux qu’est la cellulite. Il suffit de voir toutes ces crèmes qui existent, tous ces articles sur internet pour nous apprendre à éliminer ces fameuses cellules graisseuses.
Plutôt que de voir que mon corps est capable de bouger, danser, respirer, j’ai préféré porter toute mon attention sur le gras en trop, sur ma petite poitrine ou sur ma culotte de cheval.
J’ai préféré trouvé tout ce qui était bon à complexer sur moi plutôt que de me rendre compte de la magie qu’est capable de faire mon corps.
Dorénavant, j’ai fait la paix avec mon corps. J’ai accepté chacune de ses imperfections, j’ai accepté le gras, les cicatrices, la cellulite. J’ai accepté que j’étais plus que mon corps et que je n’avais pas besoin d’avoir les jambes fuselées, le six pack ou le booty de Jen Selter pour être heureuse et bien dans mon corps.
J’ai compris que la vie ne se limitait pas qu’au physique qu’on allait afficher cet été sur la plage. J’ai compris que le temps ne valait pas le coup d’être perdu à scruter son corps devant le miroir.
Aujourd’hui, ça me rend triste quand je vois une fille qui refuse un bout de gateau qu’elle désire tant parce qu’on lui a dit qu’elle doit se priver. Ca me rend triste d’entendre les femmes parler de régime entre elle, ça me rend triste d’entendre dire « c’est l’été, lundi je commence sérieusement ma diète ».
La vie est bien trop courte pour complexer. La vie est bien trop courte pour détester le physique que l’on a. Faites les choses par envie, par volonté. Aimez-vous. Aimez-vous au point de refuser tout comportement destructeur de votre part.
Aimez votre corps tel qu’il a été fait. Aimez votre corps pour ses capacités. Vous êtes magiques. Vous êtes capables de faire des choses incroyables. Prenez conscience de votre potentiel et libérez-le.

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