samedi 16 février 2019

À l'enfant que j'étais






À l'enfant que j'étais ,

Je sais que parfois les temps sont durs et que tu pleures sous l’oreiller dans l’obscurité de ta chambre. Je sais que derrière ce sourire que tu arbores à l’école se cache une tristesse qui se dévoile la nuit tombée. 

Je sais que tu traverses des périodes plus difficiles que d'autres, je sais que parfois tu déprimes dans cette vie dans laquelle tu ne te sens pas souvent bien. 

J’aurais aimé être à tes côtés et te conseiller avec ma maturité plus grande que la tienne ; j’aurais aimé pouvoir te prendre dans mes bras et te rassurer sur le futur qui t’attends. 

Mais tu n’es qu’une enfant, qu'une adolescente perdue dans le cercle de la croissance, perdue dans les méandres du questionnement sur toi-même. Je sais que tu es paumée, paumée dans cette peau que tu aimerais changer.

Chère Florine, oui je sais que la vie n’est pas souvent gentille avec toi, mais je sais à quel point tu te bats chaque jour contre toi-même, contre ces pensées qui te poussent à vouloir t’effacer de cette vie. 

Alors j’aimerais te dire, ne fais pas ci, ne fais pas ça. Mais après tout, qu’est-que la vie sans apprendre, qu’est-ce que la vie sans erreurs. 

Tu n’es qu’une enfant, qu’une adolescence, qu’une âme à la recherche de son rôle à jouer. Oui, tu fais et tu feras des erreurs, tu commettras des interdits, tu n’écouteras pas toujours ce que l’on te dit. 

Mais, je te le dis, moi qui suis encore toi aujourd’hui, vis ta vie, commets ces erreurs, continue à ne pas écouter ce que l’on te dit, continue à croire en ce tu crois, continue à poser tes pieds sur ce chemin qui t’effraie. 

La vie n’est pas tendre mais tu le sais, la vie est belle. 

Et derrière ce couteau qui te blesse le poignet, je le vois, je le sens cet espoir qui te berce. Cet espoir d’une vie meilleure qui te maintient à exister dans ce monde que tu aimerais pourtant tant parvenir à t’échapper. 

Alors, aujourd’hui je te le dis, montre au monde qui tu es et n'ai guère peur du regard des autres. Continue à être cette enfant, cette adolescente un peu cassée. Je n’ai guère de conseils à te donner parce que la vie est telle que tu apprendras par toi-même quelles sont les erreurs à ne pas commettre. 

Parce que la vie n’est pas souvent rose, parce que la vie est de la couleur dont laquelle tu souhaites. 


Milles câlins, 


à la Florine que j'étais. 

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